Cours de français à domicile

Qui je suis

Mon parcours

Diplômée de Lettres Modernes à l'Université de Strasbourg et à l'Université de Reims, j'ai exercé plusieurs années en Collège et au Lycée comme professeure de français.
J'ai fini par quitter mon poste, mes élèves et mes valeureux collègues parce que je ne trouvais plus de sens à ce que je faisais, ayant le sentiment de seulement colmater des brèches – dans des classes hétérogènes de 30 élèves où chaque élève a un niveau différent, et donc des besoins différents.

Grâce à ma pratique des langues étrangères (allemand, anglais et espagnol), j'ai ensuite pu intégrer une formidable petite entreprise d'édition de documents de formation et de sensibilisation à l'hygiène, la sécurité et l'environnement au travail qui souhaitait se développer à l'export. En 10 ans, j'y ai gravi tous les échelons pour finir directrice commerciale et marketing.

Mais, de rachat en vente, la petite entreprise a fini par se faire absorber et démanteler ; il ne s'agissait plus que de chiffres et d'objectifs à court terme. J'ai alors repris ma liberté, décidée à ne plus me retrouver otage de financiers sans scrupules.
Après de nombreux mois de réflexion, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai traversé la France. Direction le ciel clair de la Méditerranée des Pyrénées-Orientales. J'ai retrouvé mes livres et l'envie d'enseigner. Différemment, hors du cadre institutionnel, et en toute indépendance.

C'est dans le cadre d'une Coopérative d'Activité et d'Emploi (CAE), Vivélà, acteur de l'Économie Sociale et Solidaire, que je propose mes services aujourd'hui. J'y suis entrepreneure-salariée depuis bientôt 4 ans.

 

Autoportrait chinois

Autoportrait chinois

 

Comment je travaille

Je pars d'un principe simple : chaque enfant est intelligent. La preuve en est quand on les entend parler de sujets qui les intéressent ! Mais, comment se fait-il que Lucas, 13 ans, dise "Je ne les ai pas prises" en parlant de ses lunettes (donc en accordant le participe passé au féminin pluriel parce que le COD se trouve devant le verbe conjugué) tout en l'écrivant ensuite "Je neut l'ais pas prise" ???

Pour les niveaux primaire et collège, je travaille en faisant des allers-retours permanents entre ce qu'ils disent et comment ils l'écrivent. Je pense que c'est la meilleure manière pour eux de comprendre ce qu'est un sujet, un verbe conjugué et les autres groupes d'une phrase. En partant de leur expérience, ils arrivent à appréhender la langue et ses règles plus facilement. Car le français n'est pas facile. Mais c'est une langue hyper logique - avec des exceptions qu'il faut apprendre ! Il faut donc travailler, travailler et travailler encore. Et lire. Écrire. Lire et écrire. 
J'explique les règles, de toutes les façons possibles jusqu'à ce que l'élève les comprenne. Puis, on applique ces règles dans des exercices. D'autres règles avec d'autres exercices. Et je mélange le tout dans une dictée que nous corrigeons ensemble en décomposant les phrases pour que l'élève se corrige lui-même sans la pression de la note. Il devient petit à petit maître de sa langue. En comprenant ce qu'il écrit, il devient capable de comprendre ce qu'un auteur écrit de manière explicite et, c'est la voie vers le brevet des collèges en attendant le lycée, ce que l'auteur a voulu dire de manière implicite, c'est-à-dire ce que l'auteur a voulu dire qu'il n'a pas écrit.

Au lycée, un seul objectif : le bac français. Ici, les consignes sont lapidaires :  "Vous commenterez le texte suivant" ou, par exemple, pour un sujet de dissertation : "Dans quelle mesure le spectateur est-il partie prenante de la représentation théâtrale ?". Il faut maintenant être capable d'écrire 4 pages d'analyse d'un texte ou 4 pages de réponse organisée à une question. Et là, le talent ne suffit pas ! De quoi parler ? Qu'est-ce qu'un commentaire ? Et d'abord, qui sont ces vieux auteurs dont je dois parler ?
Au fil des années, je me suis rendue compte que les méthodes proposées dans les livres scolaires étaient un peu sèches, trop théoriques et pas assez pratiques. C'est pourquoi j'ai mis en place une méthode rigoureuse en 3 étapes, elles-mêmes séquencées en plusieurs parties, pour permettre à l'élève d'être parfaitement autonome le jour J. S'il travaille, il a alors la garantie de pouvoir analyser n'importe quel genre de texte, puis de faire un plan et de trouver une problématique. La rédaction sera alors plus simple parce qu'il aura des choses à dire, les phrases seront claires et directes. Quant à l'orthographe, il faut garder en tête qu'elle peut coûter jusqu'à 2 points sur la note globale ! À partir de ses copies, des bacs blancs qu'il travaille à la maison et que je corrige, je repère les fautes les plus fréquentes et je crée un acronyme (de type PAPA pour Pluriels - Accents sur A - Participes passés - Accords sujets/verbes) que l'élève apprend et qu'il note sur son brouillon le jour de l'écrit pour relire sa copie en surveillant plus spécialement ses fautes les plus fréquentes.

 

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